Le tourisme au cœur de l’élection présidentielle sénégalaise
Le premier tour de l’élection présidentielle sénégalaise aura lieu le 26 février prochain. Le tourisme fait partie des enjeux majeurs du scrutin.
Une destination prisée par les Français
Fort d’un ensoleillement ininterrompu toute l’année et d’un patrimoine culturel et environnemental particulièrement riche (delta du Saloum, île de Saint-Louis ou encore de Gorée, tous trois classés par l’UNESCO), le pays a promu l’industrie touristique dès les années 1970 (le Club Med y ouvrit son premier village de vacances en 1973). Ces dernières années, le pays a enregistré entre 450 et 700 mille arrivées de touristes dont la moitié environ de Français. Le secteur est un des plus importants créateurs d’emplois, représente la seconde source de devises étrangères et génère près de 7% du PIB.
- 10%en dix ans
Depuis une dizaine d’années en effet, le pays accumule les difficultés. Une forte saisonnalité (les départs s’effectuent majoritairement de novembre à mai), un conflit en Casamance qui n’a toujours pas trouvé de solution, une fiscalité particulièrement élevée (les taxes d’aéroport peuvent atteindre jusqu’à 65 euros !) et le contexte économique difficile dans les pays émetteurs ont détourné quantité de touristes vers des destinations alternatives comme le Cap-Vert, le Maroc ou la Tunisie. Entre 2007 et 2009, les recettes générées par le secteur ont chuté de près de 10%.
Tirer le tourisme vers le haut
A ce jour, les propositions des candidats d’opposition pour redresser le secteur restent vagues : accroître la compétitivité du secteur, rehausser la qualité de l’offre ou encore favoriser le tourisme culturel et environnemental. Quant au président Wade – qui se prédit une large victoire – il promet de relancer le tourisme dans la région de Dakar pour en faire le premier secteur de l’économie d’ici 2020. A voir après les résultats…
Classe affaires: Air France monte en gamme!
Après plusieurs années de fragilisation et de nivellement par le bas contre lesquels j’avais mis en garde Air France à de nombreuses reprises, la compagnie aérienne a décidé de redonner la priorité aux classes affaires. Cette décision est le résultat d’une prise de conscience certes tardive, mais qui va permettre à la compagnie nationale de se relancer sur un marché où elle s’est progressivement fait distancer.
Air France n’est plus la compagnie de référence qu’elle fut dans le temps. Ce constat est partagé depuis des années par un grand nombre de professionnels et de passagers.
Sur les longs courriers, Air France est aujourd’hui victime de la concurrence des compagnies asiatiques et moyen-orientales, dont le service tant à bord qu’au sol fait l’unanimité. Cette tendance a été confirmée en 2011 par le classement des « meilleures compagnies aériennes » établi par Skytrax : les compagnies arrivant en tête sont presque toutes issues de ces deux région du monde : Qatar Airways, Singapore Airlines (qui a également reçu le prix de la meilleure business class), Asiana Airlines, Turkish Airlines ou encore Emirates. Ce classement ne fait aucune mention d’Air France dans les dix premières positions mondiales.
Même si bon nombre de compagnies d’Orient disposent de moyens financiers importants pour ne pas dire quasiment illimités (comme pour les Emirats ou le Qatar), force est de constater que même des concurrents européens comme la Lufthansa ou British Airways ont recommencé, il y a deux ans environ, à miser sur le voyage haut de gamme.
La baisse en gamme d’Air France se constate également sur les moyens courriers. Aujourd’hui, bien heureux est celui qui trouvera la valeur ajoutée de la classe affaires d’Air France : sièges étroits, rang resserrés, nourriture banale alors que le prix, lui, est systématiquement multiplié par trois au moins.
Difficile dans ces conditions de s’étonner que, sur ce marché, la compagnie nationale soit victime de la concurrence de plus en plus féroce des low-costs.
Certes, il était tentant de vouloir lutter sur les prix, dans un contexte de crise où les entreprises coupent dans leurs budgets voyages et où le taux d’occupation des classes affaires peine à retrouver son niveau d’avant 2008. Mais la tendance est à la reprise ! Selon les chiffres publiés par la IATA au printemps dernier, la fréquentation des premières classes et des classes affaires a augmenté de plus de 9% en glissement annuel entre décembre 2009 et décembre 2010. En outre, la business class semble avoir la cote dans les régions à forte croissance : en 2010, elle a bondi de 21.1% sur les lignes inter-asiatiques et d’environ 23% sur celles reliant l’Asie au Moyen-Orient.
Voilà qui a sans doute motivé la décision de la compagnie tricolore : le haut de gamme existe bel et bien et le marché d’affaires représente près de 5 mille passagers quotidiens pour le groupe, autant de personnes dont il faut prendre le plus grand soin, pour ne pas les laisser partir à la concurrence.
Air France l’a compris et l’an dernier déjà, un tout nouveau siège avait été installé sur les classes affaires des longs courriers de la compagnie, comprenant un lit de deux mètres, des commandes mieux adaptées ou un encore des nouveaux rangements, autant de détails qui comptent pour cette clientèle exigeante.
Pour poursuivre cette montée en gamme, la compagnie sollicite, depuis le 1er décembre, des chefs gastronomiques français de renommée qui vont se relayer tous les six mois pour concocter les repas des classes affaires. C’est Joël Robuchon qui a ouvert le bal.
Air France doit continuer dans cette voie afin de reconquérir la confiance des agences de voyages car ce sont elles qui fournissent à la compagnie la majeure partie de sa clientèle haute contribution. Les agences entreront dans le jeu sans rechigner à la seule condition que leur soient proposés des tarifs négociés avec le réseau, qui leur permette à la fois de se rémunérer correctement et d’attirer le client.
Il ne reste plus qu’à espérer qu’une véritable politique de long terme de revalorisation de la classe affaires soit entérinée en juin prochain par le nouveau P-DG du groupe Alexandre de Juniac, lors de présentation de son plan de développement « pour transformer Air France ». Un beau projet en perspective, que nous suivrons avec intérêt !
Très bonne année à tous.
Quand la CGT veut jouer les pères Noël, les usagers ne sont pas à la fête !
Alors que le gouvernement a instauré une loi garantissant un service minimum pour la SNCF, l’aérien – à l’exception des contrôleurs aériens – reste exonéré de cette responsabilité vis-à-vis des usagers. On se demande bien pourquoi car cette exception n’est justifiée en rien.
Il faut que l’aérien soit soumis aux mêmes règles que le transport terrestre en cas de grève et que les prestataires soient soumis à ces obligations : négociation avant un conflit, déclaration individuelle des grévistes 48 heures à l’avance et information des passagers sur l’état prévisible du trafic 24 heures avant la grève.
Pourquoi un service minimum à la SNCF et pas dans l’aérien ?
Contrairement à une certaine interprétation, cette grève ne touche pas uniquement des vacanciers en partance pour Marrakech. Tous les professionnels le savent : elle pénalise des Français qui, majoritairement, partent rejoindre leurs familles pour les fêtes. Ou est le service public quand aucun service minimum n’est prévu ? Ou est le service public quand les blocages dus à des problèmes salariaux d’une entreprise privée paralysent tout un pays ? Ou est le service public quand certains transports sont astreints à un service minimum et d’autres pas ?
Les syndicats sont irresponsables
A une époque où tant de gens craignent de perdre leur emploi et où les entreprises souffrent, il y a quelque chose de révoltant à prendre les Français en otage pour obtenir des augmentations de salaires. Que Nicolas Cousin, délégué CGT de la Brink’s clame publiquement que « la période de Noël n’a pas été choisie par hasard » relève de la provocation. L’aérien est devenu le talon d’Achille du service minimum. Il ne faudrait pas que demain il devienne un marronnier de l’actualité et qu’à chaque veille de vacances scolaires, la grève dans les aéroports devienne une tradition. Une loi s’impose. Et vite.
Les médias sont-ils trop show ?
Mondialisation aidant, l’information circule désormais par-delà les frontières. Mais la qualité n’est malheureusement pas toujours au rendez-vous.
Une course au sensationnalisme
Les médias show que sont les sites web et les « chaîne d’info en continu » évoluent dans un système où la prime est donnée à celui qui colle le plus aux peurs collectives. Se distinguer de ses concurrents passe par une course au sensationnalisme, au scoop et à une guerre perpétuelle de l’image qui nuisent à la fiabilité et à la qualité de l’information. Délibérément ou par manque de moyens, l’alarmisme et la dramatisation sont devenues la règle et tous les sujets, y compris les plus complexes, en font les frais.
Les images du Caire diffusées par les chaînes françaises sont, de ce point de vue, particulièrement révélatrices des dérives de l’ « info spectacle ». Des journalistes perchés sur le toit d’un immeuble nous décrivent la « situation explosive » qui prévaut sur la place Tahrir. A l’image pourtant, de jeunes gens semblant s’amuser de la présence d’une caméra et une place qui s’est largement dépeuplée en comparaison avec les manifestations du début d’année. Ce que le journaliste – apparemment le seul stressé par la situation – omet de dire, c’est que l’Egypte est loin de se résumer à quelques manifestations éparses en plein centre de la capitale.
A l’arrivée : aucun vainqueur
Ce genre de pratiques coûte cher à tout le monde, à la crédibilité des médias comme à l’économie de certains pays.
Aux journalistes eux-mêmes, qui souffrent d’une désaffection grandissante du public à leur égard, directement liée à un manque flagrant de crédibilité. Selon le baromètre 2011 de TNS-Sofres sur la confiance dans les médias, seuls 21% d’entre eux estiment que la qualité de l’information s’est améliorée au cours de la dernière décennie, contre 40% qui la jugent en baisse.
Mais le pire, c’est que de telles pratiques peuvent littéralement déstabiliser certains pays dont l’économie repose en grande partie sur l’industrie du tourisme.
Quelques centaines de manifestants place Tahrir et c’est toute l’Egypte qui est à feu et à sang.
Les inondations qui ont touché la Thaïlande ont certes été tragiques, mais elles se limitent à Bangkok, ville construite sur une terre argileuse dont chacun sait qu’elle s’enfonce continuellement sous le poids de constructions toujours plus nombreuses. C’est incroyable de devoir rappeler une telle évidence, mais le pays n’est pas entièrement sous les eaux. Au contraire, les provinces touristiques du sud et du nord sont bel et bien au sec, et les gens aimeraient qu’on leur fasse savoir !
Heureusement, l’afflux d’informations pas toujours fiables et souvent dramatiques a permis au voyageur de développer son esprit critique. Plus circonspect aujourd’hui qu’hier face à certaines nouvelles, il a compris que prendre toutes ces informations au pied de la lettre revient à cesser de vivre et ça, il ne le veut pas. Il a désormais le réflexe de se reporter sur d’autres destinations. Les conséquences pour le tourisme en France et plus largement dans les pays européens, sont donc heureusement largement limitées. Mais que dire des destinations sacrifiées momentanément sur l’autel de l’audimat, par excès de dramatisation ? On pourrait bien sûr demander aux médias show de se réguler et de faire preuve d’un peu plus de précision. Mais l’essentiel réside peut-être aussi dans le rôle irremplaçable que joue la presse écrite. Encore la semaine dernière, une étude du Figaro relevait que les cadres français, pourtant férus d’internet et des chaînes d’info en continu, continuent de la plébisciter. Il est vrai qu’une information qui invite à l’analyse et à la prise de recul est indispensable pour décrypter les événements les plus dramatiques.
Le cimetière du net
Si les ambitions de Google dans le secteur du voyage sont vécues comme un véritable séisme par les comparateurs de prix, la création de Panda, le rachat d’ITA et le lancement de Google Flight Search ne constituent qu’un épisode supplémentaire qui confirme la règle selon laquelle les victimes de l’e-commerce se recrutent beaucoup plus parmi les acteurs du net que parmi les acteurs de l’économie réelle.
De l’euphorie…
Souvenez-vous, c’était il y a une dizaine d’années (autant dire une éternité au regard de la rapidité de l’évolution du paysage d’internet !), les comparateurs de prix s’attaquaient au secteur du voyage. Comme à chaque fois, le nouvel acteur du web nous annonce qu’il va tout révolutionner, tout balayer, tout recréer. Comme à chaque fois, nous avons droit aux mêmes promesses : une plus grande transparence, des prix toujours plus bas et des perspectives de croissance plus incroyables les unes que les autres.
Un comparateur comme Ciao, lancé en 1999, affichait fièrement des dizaines de millions de pages visitées.
Créé au même moment, Kelkoo ambitionnait ni plus ni moins de devenir le « Que choisir » de la toile. Cinq ans après sa création, Yahoo n’hésitait pas à débourser 475 millions de dollars pour en faire l’acquisition, avant de le revendre à un fond d’investissement en 2008.
De ce côté-ci de l’Atlantique, Liligo affichait sa volonté de devenir le premier comparateur européen et se vantait d’être le « premier moteur de recherche dédié à la cause du consommateur voyageur ». Dans un contexte général d’euphorie, la SNCF entrait au capital de l’entreprise en 2010, estimant sans doute ne pas pouvoir être absente d’une si belle aventure : il est vrai que, fort d’une croissance de 100% entre 2009 et 2010, Liligo comptait renouveler l’exploit en 2011 ! Pour donner encore plus de relief à ses ambitions, son patron avait trouvé une formule choc en surnommant son comparateur le « Google du Voyage ». Il ne savait sans doute pas à quel point cette allusion se révèlerait prémonitoire !
… A la désillusion
Il n’aura fallu que quelques mois pour que toutes ces belles perspectives s’effondrent. Entre le lancement de Panda (la toute nouvelle version du moteur de recherche Google, lancée en France en août dernier), le rachat d’ITA Software (qui dispose d’une des plus grandes bases de données sur les compagnies aériennes) et la création de Google Flight Search (tout nouvel outil de comparaison des prix de vols sur le web), Google aura mis un terme à tous les espoirs suscités par les comparateurs. Ciao a, d’ailleurs, déjà perdu plus de 60% de sa visibilité depuis le mois dernier et il y a fort à parier que, d’ici quelques temps, Kelkoo, Liligo et leurs pairs seront poussés à rejoindre le vaste cimetière des aventures sans lendemain auxquelles internet nous a habitués.
Est-ce la fin de la partie ? Oui et non. Si la cause semble désormais entendue pour les comparateurs, les sites de voyages 100% internet (également appelés « pure players ») sont désormais sur la brèche. Là encore, les prochains mois risquent d’être meurtriers. Même si GFS ne fonctionne aujourd’hui qu’aux Etats-Unis, il est probable qu’une version européenne voit le jour dans les tous prochains mois. A compter de ce moment là, les sites de voyages auront du souci à se faire car il y a de fortes chances pour que Google mette directement l’internaute en relation avec les compagnies aériennes, en faisant l’économie d’un intermédiaire par un pure player.
Le plus paradoxal est que tout cela est assez banal. La fin des comparateurs n’est, finalement, qu’un énième épisode de la guerre que se livrent entre eux les acteurs internet. Périodiquement, de nouveaux opérateurs apparaissent sur la toile, promettent de révolutionner l’économie avant de disparaître souvent aussi brutalement qu’ils s’étaient imposés.
Qui se souvient aujourd’hui que Wanadoo fut le leader français des fournisseurs d’accès à internet à la fin des années 1990 ?
Qui se souvient qu’après avoir bénéficié du parrainage d’investisseurs prestigieux comme Vivendi Universal et Time Warner, AOL a finalement été contraint de céder son activité de fournisseur d’accès à Neuf Cegetel en 2006 ?
Qui se souvient que Yahoo fut, à une époque pas si lointaine, le leader mondial des moteurs de recherche ?
La toile est un univers qui se réinvente en permanence. Les succès d’un jour peuvent aisément se transformer en lendemains qui déchantent. Les raisons de cette instabilité chronique sont connues : le net est un marché facile d’accès et relativement peu coûteux pour quiconque croît tenir une bonne idée. Mais, sauf à disposer d’une force de frappe considérable, le pionnier est en général très vite imité par de nombreux suiveurs.
Trop souvent, on parle de la concurrence que représente le net pour l’économie réelle, ce qui contribue à occulter une évidence : le net se fait d’abord et avant tout concurrence à lui-même, non pas sur la qualité, mais la plupart du temps sur le prix.
La nouvelle page qu’ouvre le lancement de Google Flight Search a le mérite de nous le rappeler. Sachons en tirer toutes les conclusions en faisant preuve d’un peu plus de recul sur le danger que constituerait l’e-commerce pour la distribution traditionnelle.
L’histoire d’Okipi n’est pas terminée
Après mon cri d’alarme, le site en faillite Okipi a enfin fermé. Mais pour les pays étrangers, la fermeture ne semble que temporaire !
Okipi vient de fermer en France. Pour les clients qui ont été abusés et qui ne reverront probablement jamais leur argent, cette fermeture tardive gardera un goût amer. Pour tous ceux qui auraient pu se faire escroquer si le site avait continué son activité, c’est une bonne nouvelle. L’alerte lancée par l’association UFC – Que choisir, par les médias et les professionnels du tourisme s’est révélée payante.
Des salariés aujourd’hui sans recours
Si le site a cessé son activité en France, rien ne permet aujourd’hui d’affirmer qu’il ne continue pas de vendre à l’étranger, en Espagne, en Italie ou en Angleterre. Autre problème : les salariés. Selon le témoignage d’un ancien employé de l’entreprise les salariés ne sont « plus payé depuis 3 mois ». Pour eux, il serait impossible d’avoir [un] document ou [une] attestation prouvant que la société est en liquidation : « sans cette attestation impossible pour nous en france de récupérer ces 3 mois de salaires et surtout de pouvoir bénéficier du chômage ici en France en attendant de trouver un autre emplois !!! ». Selon un autre témoignage, une autre marque du groupe propriétaire d’Okipi, Forfait Flash, serait également en cessation de paiement. Aujourd’hui, le site est également fermé.
L’Europe et la France doivent agir
Il faut impérativement que l’Europe veille à ce que les entreprises en faillite dans un pays de l’union ne puissent pas continuer de vendre à d’autres pays européens. Ces entreprises, d’autant plus dangereuses qu’elles vendent sur le net, doivent faire l’objet de la même procédure et de la même sévérité. De son côté, la France doit veiller à faire preuve d’une plus grande exigence pour que l’immatriculation ne soit accordée qu’à des acteurs sérieux. C’est l’intérêt des consommateurs et des professionnels du tourisme. C’est aussi dans l’intérêts des salariés que l’on a trop souvent tendance à oublier dans ces cas là.
Internet ne doit pas devenir un Far-West
Il nous incombe maintenant de veiller à ce que les « Okipi » ne se multiplient pas dans l’avenir. Pour l’instant, l’évolution actuelle est inquiétante. Internet tient à la fois du far-West et de la zone de non droit. Des acteurs comme les mutuelles ou des sites de « recommandations » s’affranchissent de toute obligation, sous prétexte qu’ils ne font que renvoyer à d’autres sites partenaires. D’autres entreprises, comme groupon.fr, pratiquent une publicité mensongère en affichant des remises qui peuvent atteindre jusqu’à 70% sur des produits qu’elles n’ont pas acheté.
TourCom challenger de Voyageurs du Monde
Premier réseau à avoir développé une offre sur-mesure, TourCom se donne pour objectif de renouveler le marché en concurrençant Voyageurs du Monde.
Avec un VA de 14 millions d’euros en 2010 et d’une représentation dans plus de 70 pays, TourCom passe à la vitesse supérieure. Lors de son assemblée générale, le réseau va renforcer son assistance aux agences adhérentes désireuses de développer le voyage à la carte, développer son offre en France et atteindre les 100 pays étrangers. Objectif : s’imposer comme le « nouveau Voyageurs du Monde ».
Voyageurs du Monde : un exemple à suivre
Pour le président du réseau TourCom, Richard Vainopoulos, « Voyageurs du Monde a contribué à structurer le marché du voyage sur-mesure. Le développement de ce marché n’en est qu’à ses débuts. Mais ce qui a fait le succès de Voyageurs du Monde limite aujourd’hui son développement. Le choix de proposer des conseillers spécialisés par destination et de vendre des produits de l’artisanat ou des articles de voyages suppose des boutiques suffisamment grandes qui ne peuvent être rentabilisées que dans les plus grandes villes françaises. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si le réseau de Voyageurs du Monde ne dépasse pas la quinzaine de points de vente.
TourCom veut toucher une cible plus large…
La poursuite du développement du marché du sur-mesure passe par un élargissement de la cible. TourCom en a les moyens grâce à son implantation sur l’ensemble du territoire mais aussi grâce à sa puissance de négociation. Pour le réseau de Richard Vainopoulos, les conseillers spécialisés par destination qui font aujourd’hui la spécificité de Voyageurs du Monde ne sont plus indispensable : « aujourd’hui, grâce à internet, le client en sait autant, sinon parfois plus que n’importe quel vendeur.Il attend de l’agence qu’elle soit non pas un conseil mais un organisateur, un assembleur rapide, efficace et sécurisant. Le rôle des agences, notre rôle c’est de répondre à ces attentes en offrant, qui plus est, des départs de région ». Depuis quelques mois, TourCom propose des produits France pour les Français. Pour Richard Vainopoulos, « là encore, l’exemple de Voyageurs du Monde qui vient de signer la revente des Relais et Châteaux montre qu’il n’y a aucune raison pour que les Français ne voyagent pas en France en passant par leur agence ! »
Okipi profite de la libéralisation européenne pour escroquer des centaines de voyageurs
Une agence en ligne en faillite qui continue à vendre des voyages c’est possible. Okipi est malheureusement un exemple parmi d’autres des agences de voyages qui s’installent à l’étranger pour ne pas être soumises au droit français, un des droits les plus protecteurs d’Europe pour les consommateurs. Une tentation et un risque de plus en plus grand depuis la libéralisation des services en Europe.
Même si un week-end agréable en catalogne, ça n’a pas de prix, l’acheteur d’un tel produit ne s’attend pas à devoir payer une seconde fois sa réservation une fois arrivé à l’hôtel. C’est pourtant ce qui est arrivé à un client du site Okipi qui a eu la mauvaise surprise de constater que la réservation de sa chambre n’avait pas été effectuée par son agence, une agence par ailleurs injoignable. Seul lot de consolation, le client découvre qu’il n’est pas le seul dans cette situation. L’association UFC-Que choisir vient de recevoir six réclamations officielles de la part de victimes du même prestataire.
Pendant ce temps la vente continue
Sur les sites d’Okipi, l’agence, ou de Forfait-flash, le tour opérateur de la société espagnole CCEE, rien d’anormal. Le sérieux de la société continue même être attesté par la présence du logo du Syndicat National des Agences de Voyages. A une réserve près : compte tenu de sa nationalité étrangère, Okipi a été radiée par le conseil d’administration du SNAV au début du mois de juin. Ce qui n’empêche pas le site en liquidation judiciaire depuis le 9 juin de poursuivre les réservations… dans le vide.
Pas de recours pour les clients floués
Une situation aberrante aux conséquences désastreuses pour les clients d’Okipi. Comment un site en liquidation judiciaire peut-il normalement fonctionner et alors qu’il n’est pas en mesure d’offrir les prestations proposées ? Et quel peut être le recours des clients floués ? Quasi nul, voire inexistant. Les victimes d’Okipi tentent visiblement de joindre la société sans le moindre succès. La bataille est d’autant plus désespérée que la société est basée à Barcelone et exerçait grâce à une licence de libre prestation de service. Juridiquement, c’est donc la loi espagnole qui s’applique à cette société. Reste qu’il sera très difficile, voire impossible pour les victimes de récupérer leur argent.
Un cas d’école
Avec les forums, ce blog souhaite apporter sa modeste contribution à l’alerte des consommateurs. La seule chose que nous puissions faire aujourd’hui est d’alerter les clients potentiels des risques qu’ils encourent. Car sur son site, Okipi continue d’afficher les logos des syndicats professionnels français et espagnol. Mieux : l’agence continue de signaler fièrement qu’elle est la « Seule entreprise Européenne à bénéficier des LICENCES DES MINISTERES DU TOURISME FRANÇAIS L.P.S. 03-001 ET ESPAGNOL GC 92 MD ». Il est donc indispensable d’attirer l’attention des pouvoirs publics sur le renforcement des garanties que les agences étrangères, et notamment frontalières, doivent apporter aux consommateurs Français. Si les agréments de voyage ont bien été uniformisés au sein de l’Union européenne, sur le terrain, on ne le constate pas vraiment. Okipi est un avertissement. Tenons en compte pour éviter que ce genre d’escroquerie se renouvelle à l’avenir avec la caution des pouvoirs publics en première page !
Richard Vainopoulos se mobilise pour la défense de la profession et des consommateurs
Dans son discours prononcé à l’occasion de l’Assemblée générale de TourCom, le 27 mai, Richard Vainopoulos, a annoncé sa détermination à se mobiliser pour défendre la profession et les consommateurs. Au cours de l’année 2010, Richard Vainopoulos s’est en effet, beaucoup fait entendre lors de la crise du volcan. En 2011, le président de TourCom entend rester très actif sur le front de la réglementation de la vente de voyages et sur celui des mutuelles qui font une concurrence déloyale aux agences.
1. Sur le pont face à la crise du volcan
L’éruption de l’Eyjafjöll en 2010 a entraîné la formation d’un nuage de cendres qui a conduit à la fermeture de l’espace aérien européen durant plusieurs jours. Des centaines de milliers de voyageurs se sont retrouvés bloqués sur leur lieu de vacances alors que d’autres étaient empêchés de partir.
Au-delà de la mise en place d’une cellule de crise pour rapatrier les clients des agences TourCom, Richard Vainopoulos a dénoncé une réaction alarmiste de la part des pouvoirs publics et l’utilisation excessive du principe de précaution qui a conduit à des pertes très importantes pour les acteurs de l’aérien et du tourisme.
Il s’est cependant prononcé en faveur d’un remboursement des frais engagés pour tous les clients et agences qui étaient en droit de l’être, constatant que la réputation future des professionnels du tourisme dépendait de la manière dont ils auraient traités les victimes du nuage de cendres.
2. Pour une coresponsabilité des compagnies aériennes en cas de sinistre
La France est le seul pays européen qui rend l’agence de voyages seule responsable. Le système proposé par Richard Vainopoulos est le suivant. Dans les cas où le litige vient d’un défaut d’information ou de conseil, la responsabilité de l’agence doit être maintenue. Mais dans les cas où le litige vient d’un défaut dans l’exécution de la prestation, le client doit pouvoir attaquer directement le prestataire, y compris et surtout s’il s’agit du transporteur.
Cette proposition permettrait de raccourcir les procédures juridiques qui pénalisent les agences, mais aussi les consommateurs. Cette proposition va aussi dans l’intérêt des TO. Seuls, ces derniers n’ont pas d’autre solution que de payer pour ne pas perdre les tarifs préférentiels qu’elles leur accordent.
Ce système de la coresponsabilité est déjà en vigueur dans de nombreux pays européens où il fonctionne parfaitement. Il n’y a aucune raison pour qu’il remette en cause l’encaissement des acomptes par les agences puisque les litiges interviennent après le départ du client et donc après le règlement du fournisseur.
3. Contre les faillites des compagnies aériennes
La Commission européenne a enfin décidé de mettre en place courant 2011 un système de protection des consommateurs contre la faillite des compagnies aériennes.
La proposition défendue par le président de TourCom consiste à mettre en place un mécanisme de compensation contraignant, à l’échelle internationale. Richard Vainopoulos est opposé à la solution d’une assurance optionnelle sur les billets d’avion : les personnes disposant de revenus limités ne souscriraient pas à cette assurance optionnelle, afin de conserver le prix le plus bas pour leur billet.
En revanche, un fonds de garantie apparaît comme l’outil le plus efficace et le plus opérationnel dans les cas d’urgence. Un tel fonds permet une assistance et un remboursement beaucoup plus rapide pour les passagers bloqués, et l’utilisation du fonds demande moins de formalités administratives qu’un système d’assurance. Autre solution possible : une obligation d’auto-assurance à laquelle seraient soumises toutes les compagnies aériennes desservant le territoire européen
Il y milite pour que soient inscrites dans la nouvelle directive la création d’un fonds de compensation en cas de faillite aérienne ou en tout cas d’une assurance obligatoire et la reconnaissance d’une responsabilité tripartite des agences de voyages, des tours opérateurs et des compagnies aériennes en cas de défaillance. Cette mesure viendrait annuler la responsabilité unique des agences de voyages qui existe actuellement en France, et uniquement dans notre pays, ce qui permettrait de raccourcir les procédures de contentieux.
4. Contre la vente de voyages par les mutuelles
Certaines mutuelles demanderaient à leurs prestataires tourisme un commissionnement ou des avantages en nature en échange de leur référencement.
Si l’existence de cette rémunération était avérée, les mutuelles concernées seraient de fait assimilées à des distributeurs de voyages. Faute de souscrire aux obligations imposées par la loi française – une garantie financière et une RCP adaptée à l’activité d’agent de voyages, notamment, ces mutuelles pourraient être condamnées pour exercice illégal de la profession.
Plus largement il est tout à fait anormal pour TourCom que des mutuelles exercent le métier d’agence de voyages sans souscrire aux mêmes obligations que les professionnels du tourisme. Certes toutes les mutuelles ne vendent pas directement du voyage. Certaines se contentent de rediriger leurs visiteurs sur des sites partenaires. Mais mêmes celles-là doivent faire très attention : la Commission européenne réfléchit actuellement à faire jouer la responsabilité des sites internet, y compris, et surtout, lorsqu’ils se contentent de recommander d’autres sites.
En tout état de cause, les tarifs négociés sur des voyages ainsi que sur des prestations de transport et d’hébergement n’a plus rien à voir avec une politique de fidélisation des adhérents. Il s’agit d’une politique commerciale de réductions permanentes et accessible aux adhérents comme à leurs proches. C’est là un abus caractérisé.
Dans deux courriers successifs adressés à La Mutualité française, Richard Vainopoulos a demandé au mouvement mutualiste de prendre clairement position sur la pertinence d’une diversification de ses adhérents dans le domaine du voyage et sur les risques que celle-ci leur fait encourir.
TourCom 2010 : une année de croissance
Le réseau a réalisé une belle année 2010 avec une croissance de 8%, soit un volume d’affaires de 1,570 Md€ contre 1,450 Md€ en 2009. Le réseau compte 580 points de vente en fin d’année 2010, a radié 25 agences et accueillit 64 nouvelles. Fin avril 2011, 594 points de vente font partie du réseau. Le nombre de TO référencés reste inchangé avec 47 en 2010. En revanche le réseau compte aujourd’hui 59 compagnies aériennes soit 12 nouvelles référencées.
1. TourCom Réceptifs : une forte croissance en 2010
Les résultats enregistrés par TourCom Réceptifs soulignent la belle croissance en 2010 du réseau et du développement du voyage à la carte qui reste très demandé par la clientèle moyen / haut de gamme : 14 millions € de volume d’affaires sur 2010 (chiffres hors billetterie), contre 7 millions en 2009 et déjà plus de 8 millions € au 25 mai 2011.
En 2010, le réseau a donc bien poursuivi le développement de TourCom Réceptifs. 73 pays sont aujourd’hui représentés, dont 3 nouvelles destinations. TourCom continue également ses négociations avec les fournisseurs français pour développer la production en France, lancée depuis décembre 2010.
2. Le voyage d’affaires : un marché à fort potentiel
2010, a été synonyme de reprise pour le secteur du voyages d’affaires chez TourCom avec une hausse de 7% de son volume d’affaires, soit 980 millions d’euros, contre 920 millions en 2009. La répartition du volume d’affaires dans le réseau reste inchangé avec 65% de voyages d’affaires et 35% de tourisme.
Plusieurs mutuelles exerceraient illégalement le métier d’agence de voyages
Certaines mutuelles demanderaient à leurs prestataires tourisme un commissionnement ou des avantages en nature en échange de leur référencement.
Pour Richard Vainopoulos, président de TourCom, « si l’existence de cette rémunération était avérée, les mutuelles concernées seraient de fait assimilées à des distributeurs de voyages. Faute de souscrire aux obligations imposées par la loi française – une garantie financière et une RCP adaptée à l’activité d’agent de voyages, notamment – ces mutuelles pourraient être condamnées pour exercice illégal de la profession.»
C’est la seconde fois en un mois et demi que le président du réseau TourCom Richard Vainopoulos s’insurge contre la vente de voyages par les mutuelles.
Des mutuelles sans garantie financière, ni RCP sur le voyage !
Pour lui, il est tout à fait anormal que des mutuelles exercent le métier d’agence de voyages sans souscrire aux mêmes obligations que les professionnels du tourisme. Certes toutes les mutuelles ne vendent pas directement du voyage. Certaines se contentent de rediriger leurs visiteurs sur des sites partenaires. Mais mêmes celles-là doivent faire très attention : la Commission européenne réfléchit actuellement à faire jouer la responsabilité des sites internet, y compris, et surtout, lorsqu’ils se contentent de recommander d’autres sites.
En tout état de cause, les tarifs négociés sur des voyages ainsi que sur des prestations de transport et d’hébergement n’a plus rien à voir avec une politique de fidélisation des adhérents. Il s’agit d’une politique commerciale de réductions permanentes et accessible aux adhérents comme à leurs proches. C’est là un abus caractérisé.
Dans une lettre adressée à La Mutualité française, Richard Vainopoulos demande une nouvelle fois au mouvement mutualiste de prendre clairement position sur la pertinence d’une diversification de ses adhérents dans le domaine du voyage et sur les risques que celle-ci leur fait encourir.